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C.D.I. : Derniers achats

Mise à jour du 17 mars 06

« 49 302 » de Nathalie le Gendre
Accusé à tort du meurtre de son meilleur ami, Loïk Gwilherm est condamné aux travaux forcés. Il doit purger sa peine dans un bagne intersidéral, rattaché à Syringa, une planète tout récemment découverte. Maltraité, mal nourri, surveillé par les gardiens comme par le détenu amant du directeur, il participe à la récolte de sangsues dans un océan toxique. Une évasion de courte durée lui permet pourtant d’établir des contacts avec la population indigène. Il ignore alors les conséquences de ces rencontres, l'existence de ces êtres vivants allant à l'encontre des projets du gouverneur du bagne.
L’injustice est à la base de ce roman dédié à Guillaume Seznec et la trame du récit reprend d’ailleurs sa propre histoire. Introduit par la découverte d’un manuscrit écrit à la première personne, ce roman passionnant ne ménage guère le lecteur. Privés de leur identité réduite à un numéro, quotidiennement humiliés, maltraités, les détenus de ce bagne futuriste n’ont rien à envier aux bagnards des siècles passés et évoluent dans un monde de violence permanente. Corruption, avidité et usage abusif du pouvoir restent également présents au fil d’un récit captivant. Seuls l’amour et le respect de l’autre, profondément ancrés dans le caractère de Loïk, vont lui permettre de survivre et d’offrir à ses compagnons une belle leçon de courage et d’humanisme dans son extraordinaire approche des extra-terrestres. Plaidoyer pour la justice, ce beau roman rappelle que ni le temps, ni les nouveaux espaces n’empêchent les hommes de commettre les mêmes erreurs.

« Maestro » de Xaxier-laurent Petit
Saturnino tente de survivre comme cireur de chaussures pour gagner quelques pièces afin de protéger Luzia, sa petite sœur. Depuis que leurs parents sont morts, victimes de la dictature qui sévit dans ce pays d’Amérique du Sud, ils doivent subvenir seuls à leurs besoins tout en essayant d’oublier les cauchemars qui les hantent. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme qui le tire miraculeusement des griffes de la Milice. Celui-ci se dit chef d’orchestre et invite les gamins des rues à venir chez lui, le soir après leur journée de labeur. De cette rencontre improbable va naître une aventure extraordinaire où la musique redonnera courage et dignité à ces enfants abandonnés et endurcis.
Bien écrit, agréablement rythmé et facile à lire, ce roman aux accents d’histoire vraie se dévore du début à la fin. Réaliste, parfois dur, le récit conte sans concession la vie de ces « pilluelos ». Courage et faiblesse, entraide et haine coexistent chez ces enfants privés de tendresse mais non pas de cœur, qui vont reprendre goût à la vie grâce à un homme et à sa musique. Un vrai plaisir de lecture et une belle leçon d’humanité.

« La fille au pinceau d’or » de Marie Bertherat
Au XVIIème siècle, Maria, jeune orpheline, fuit l’auberge où elle travaille et arrive à Madrid avec comme seule compagnie sa chatte Mimosa. Engagée comme servante chez le peintre José Pacheco dont la renommée s’accroît, elle rêve de s’initier à la peinture. Mais il est bien difficile pour une jeune fille de cette époque, même dotée de grands talents artistiques, d’être reconnue dans cet univers très masculin…
Ce roman a pour cadre l’Espagne du XVIIème siècle et fait découvrir aux lecteurs tout l’univers de la peinture. Au fil des pages l’auteur décrit à merveille le fonctionnement d’un atelier avec le maître, les apprentis, les compagnons, les contrôles effectués par la Guilde des peintres et les commandes des personnes influentes. Un vocabulaire riche et adapté ainsi que des descriptions très réalistes permettent de s’imaginer les couleurs et les lumières des tableaux. Maria est une jeune orpheline, courageuse, téméraire, passionnée mais également discrète, simple et émerveillée. Elle est prête à donner beaucoup à ceux en qui elle a confiance.
Mise à jour du 8 mars 06

« Le dossier Artemis Fowl »ld’Eoin Colfer
Ce petit livre est un comme une gourmandise offerte aux fans des aventures d’Artemis Fowl. Ils y trouveront deux histoires inédites :- "Le septième nain", dont le héros est le nain Mulch Diggums, qui aide Artemis à monter un mauvais coup,- "Les FARfadet" (Forces Armées de Régulation / Fées Aériennes de DETection) met en scène le frère du commandant Root, mécréant redoutable, cherchant à se venger de son frère responsable de son arrestation et de son exil. Les lecteurs découvriront également : - Le Livre des fées et, pour pouvoir le déchiffrer, l’alphabet gnomique, le langage codé des fées,- des interviews des principaux personnages et de l’auteur lui-même, - un quiz féerique,- des révélations sur le Peuple de fées et sur les plus célèbres inventions de Foaly, le génial centaure, avec des explications techniques enrichies d’illustrations. Le tout forme un dossier incontournable pour les nombreux amateurs de l’univers Artemis Fowl, à consulter de toute urgence!Ces deux histoires inédites et ces informations permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages et de bénéficier d’éclairages nouveaux sur les volumes précédemment parus.
Mise à jour du 18 février 06

Dans le dernier numéro du magazine « Virgule » :
Partez à la découverte du mythique Roi Arthur et de ses exploits, et découvrez comment s'est constituée la légende, à travers l'histoire et la littérature...

« Un boulot d’enfer » de Florence Thinard
Nina, 13 ans, décède dans un accident de voiture avec son père, homme d’affaires hyperactif qui téléphonait en conduisant... Les voilà tous les deux au ciel, promus anges-gardiens : le père doit aider un bébé dans un camp de réfugiés
afghan, et Nina doit veiller sur Priscille, une riche pimbêche de son collège, qu’elle détestait ! Avec l’aide d’autres anges-gardiens (car nous en aurions tous un, qui influe sur notre destin), le père et la fille parviennent à ce que la mère de Nina, sage-femme restée vivante, sauve et adopte le bébé afghan, et à faire faire une bonne action pour les camps de réfugiés à Priscille, qui prend visiblement goût à sa nouvelle personnalité

« Une photo de grand-mère » de Esther Hautzig
Sara est tout excitée. Oncle Benjamin les invite à l’Exposition universelle de 1939 qui doit se tenir à New York. Il en profite pour réclamer une vieille photo de sa mère, la grand-mère de Sara, – un cliché très spécial, décrit avec précision dans sa lettre. Bizarrement, Sara est certaine de n’avoir jamais vu cette photo de grand-mère jeune dans les albums de famille. Encore plus étrange, chaque fois qu’elle en parle à sa mère, celle-ci baisse la tête, évite son regard ou, pire, s’énerve et lui crie aux oreilles. Sara est maintenant prête à tout pour mettre la main sur ce mystérieux portrait. Un beau récit sensible et émouvant sur la découverte de l'identité.